Les plantes Médicinales/ Que deviennent ces plantes qui nous guérissent ?
Les plantes surtout médicinales jouent un grand rôle dans la survie de l’Homme sur la terre. Non seulement elles interviennent dans le domaine de la santé mais également à des fins commerciales. Leur diversité constitue un patrimoine naturel incroyable qui rentre dans le jeu de l’équilibre de la nature. Mais aujourd’hui malheureusement cette « Biodiversité » est en voie de disparition due à son exploitation abusive dans les pays surtout en développement.
Ce sont ceux qu’on dénomme souvent de remèdes de grands-parents. Certains sont efficaces, d’autres non. La majorité, mais pas tous, sont à tout le moins inoffensifs. De récentes recherches laissent entrevoir, toutefois, que les remèdes à base de plantes, notamment les produits phytosanitaires pourraient constituer une solution pour certaines des maladies les plus graves qui affligent le monde, peut-être même face au SIDA. Dans les pays en développement surtout africains, les herbes médicinales n’ont pas « tendance » à perdre leur valeur. Ces plantes traditionnelles, dont l’usage est répandu depuis des millénaires, servent encore de nos jours aux soins de premier recours pour le plus grand nombre. Au Togo, elles représentent non seulement le moyen le plus facile dont fait recours la population en matière de santé mais également la base de tous les soins des tradithérapeutes. Ces derniers n’hésitent pas à aller en chercher voire même dans les pays limitrophes si nécessaire. Selon une revendeuse de ces plantes, rencontrée dans un marché de Lomé « Ces herbes, racines et écorces que vous voyez là, servent beaucoup aux tradithérapeutes dans leur préparation des médicaments. Ils sont nos clients fidèles, ils viennent souvent en chercher. Beaucoup de gens viennent aussi en chercher, ça les aide énormément contre certaines maladies surtout que c’est à la portée de leur bourse que les médicaments pharmaceutiques » a-t-elle déclaré.
Leur rôle économique
En plus du fameux rôle de santé que jouent ces plantes, on constate qu’elles constituent aussi un point fort du commerce et c’est surtout les femmes qui détiennent le monopole de ce commerce. On voit partout les étalages de ces produits dans les marchés à Lomé. Elles les importent souvent de l’intérieur et des fermes, d’autres ont même des fournisseurs qui les leurs amènent. Ce sont des marchandises composées des herbes, racines et écorces des plantes ou des arbres. Leur prix varie suivant le moyen ou le désir des clients. Pour Dame Akuélé, revendeuse de ces produits, rencontrée au marché de Gbossimé, « On a des fournisseurs qui nous les amènent souvent des fermes (Sangéra, Winpé, Agbéliwoin). Moi je suis dedans il y a 10 ans, c’est un bon commerce, ça rapporte aussi bien comme les autres activités. » a-t-elle affirmé. On voit que ces plantes médicinales occupent maintenant une place dans l’économie de nos pays en développement et contribuent ainsi à nourrir des familles tout comme les activités de revenue.
Risque de disparition de la biodiversité médicinale
Certes, l’exploitation des plantes médicinales contribuent à l’épanouissement de tous, mais la question qu’on se pose est, Dans quel état se trouvera cette biodiversité si son exploitation est sans réserve? Peuvent-elles aussi bénéficier aux générations futures?
Ce qu’on constate le plus souvent est que l’excès de la demande de ces plantes médicinales pousse les vendeurs de ces produits à aller en chercher davantage ce qui entraine une exploitation abusive de cette biodiversité, qui est maintenant en voie de disparition. Certaines espèces de ces plantes disparaissent et si rien n’est fait et que ces pratiques ne sont pas modérées, on risque de perdre cette « Biodiversité médicinale» essentielle à la vie sur la terre. D’où la nécessité de la mise en place des mesures afin de la préserver pour des générations futures.
Si chacun a un rôle à jouer dans la conservation de ces ressources, les populations autochtones sont souvent les gardiennes de facto d’une grande partie de la biodiversité de la planète. Malheureusement, la conservation n’est pas toujours à l’avantage des populations autochtones. A cause de la pauvreté et le manque des mesures d’accompagnement de ces dernières, elles finissent par porter la main sur les ressources, au lieu de les protéger. Ce qui amène à leur destruction chronique. Il est urgent que nos pays prennent leur responsabilité pour sauver cette biodiversité en disparition. Il faut offrir aux populations autochtones un ensemble de mesures incitatives, veiller à ce qu’elles reçoivent leur juste part des retombées et faire en sorte que leurs terres ancestrales soient déclarées zones protégées et c ’est là le rôle de nos gouvernements ou plutôt leur devoir.
R.A
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