La nouvelle année 2013 mal commencé au Togo/ Un incendie a dévasté toute une agglomération dans le quartier Vodougbé à Aného

La nouvelle année 2013 a mal commencé dans certaines familles au Togo. Un incendie a dévasté le vendredi, 04 janvier dernier, toute une agglomération dans le quartier Vodougbé à l’ouest de la ville d’Aného en arrivant de Lomé. L’incendie a consumé plusieurs cases en claies de branches de cocotiers communément appelé ici « bongo ». Les demeures de 80 personnes sont parties en fumée. Plus rien ne reste: argent, ustensiles de cuisine, habits, pagnes, bref tout. L’origine de l’incendie est inconnue à ce jour. Une femme responsable de la tontine « Adakavi » qui gardait 800 000 francs CFA, n’a pas pu retenir ses émotions. A cause de cet argent elle est tombée évanouie devant l’ampleur du feu. Elle a eu la vie sauve grâce à la rapidité avec laquelle les voisines l’ont transporté à l’Hôpital d’Adjido puis après à l’église.
Informées, les autorités locales, le Préfet Edan Akouété, le Président de Délégation spéciale de la commune d’Aného Patrice Ayivi Ayayi, et les ministres de l’Action sociale et de l’Agriculture sont allés sur le lieu du drame apporter leur soutien, réconforter les sinistrés. La délégation ministérielle a offert aux victimes des sacs de maïs, de riz, des bidons d’huile. Les sapeurs pompiers dépêchés de Lomé ont aussitôt installés des tantes aux 80 sans abris.
Ce drame dans lequel ces compatriotes ont tout perdu, suscite une polémique et soulève la question de la responsabilité de notre gouvernement en ce qui concerne la mise en place des mesures préventives pour la protection des citoyens. En effet, le gouvernement a du mal à mettre en place des mesures préventives en cas de pareil drame. Les services d’urgence, en l’occurrence les sapeurs pompiers, sont insuffisants sur l’étendue du territoire et généralement tardent à intervenir au moment opportun. Pour cause, au lieu d’enregistrer moins de dégâts lors de ces drames, ils sont importants.
Les endroits reculés ne sont pas dotés de ses services. Ils sont concentrés uniquement à Lomé et ont dans la plupart des cas des matériels en mauvais état. Au regard de ces négligences de la part du gouvernement, tout porte à croire qu’« il aime faire le médecin après la mort ». C’est après le drame, ou la catastrophe qu’il réagisse. Il n’aime pas prévenir. Cet incendie est encore une preuve que le gouvernement doit se lever tôt et comprendre que « prévenir vaut mieux que guérir », donner des vivres et non vivres (sacs de riz, de bidons d’huile…installer des tantes aux sans abris) ne résoud rien.
Les victimes de ce drame sont dans une souffrance. Oui elles souffrent dans leurs têtes et dans leurs chairs. Des gens qui aujourd’hui ont élu domicile sous des tentes dont ils ne sont pas habitués. Ces images restent vivaces dans nos mémoires ce début de 2013. L’incendie a rappelé à tous que même si au seuil d’une nouvelle année, on se souhaite des vœux surtout les meilleurs, la voix de Dieu est insondable ou dans le cœur de celle ou celui qui te souhaite les vœux, personne ne sait si ces vœux sont sincères.
R.A